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Comparatif

Chinelise ou le tableur de suivi des meubles, que choisir

Beaucoup de femmes qui meublent un logement entier finissent par ouvrir un tableur. Une ligne par meuble, une colonne pour la pièce, une pour le prix visé, une pour le prix payé, parfois une formule qui additionne le tout. C’est structuré, c’est gratuit, et cela répond à la question du budget. Reste à savoir ce que le tableur ne peut pas faire quand vous êtes debout devant une armoire, à trente kilomètres de chez vous, avec un mètre ruban.

Le comparatif poste par poste

CritèreChinelisele tableur de suivi des meubles et du budget
Suivi du budgetBudget par pièce et par mois, alimenté par le transport et la remise en étatExcellent, tant que chaque frais est saisi à la main
Calcul de la diagonaleDéduite des neuf mesures, appliquée à toutes les fichesPossible avec une formule, à écrire et à maintenir vous-même
Repère de prixFourchette observée par matière et par état, nombre de relevés affichéVide au départ, à constituer annonce par annonce
Usage en brocanteFiche en gros caractères, hors ligne une fois ouverteColonnes minuscules, défilement horizontal, saisie hasardeuse
Contrôle de dimensionAlerte plein écran qui bloque l’enregistrementUne cellule rouge, si la mise en forme conditionnelle tient
Lieux et saisonCarte des brocantes, ressourceries et dépôts vente, dates de la saisonUn onglet d’adresses recopiées, vite périmé
InspectionCheck list en quatre écrans, chaque défaut chiffré en euros et en heuresUne colonne commentaire remplie après coup
Cohérence visuellePlanche des bois, teintes et métaux déjà présents chez vousHors sujet pour un tableur
MaintenanceRien à maintenir, les formules ne vous appartiennent pasVos formules, vos onglets, vos casses de références

Le tableur est bon là où on l’attend

Sur le suivi financier, un tableur bien tenu n’a pas de rival gratuit. Il additionne, il ventile par pièce, il compare le prévu au réalisé, il accepte n’importe quelle colonne supplémentaire le jour où vous décidez de suivre la revente en dépôt vente. Si vous êtes à l’aise avec les formules, vous obtenez en une heure un tableau de bord parfaitement adapté à votre façon de compter, et personne ne vous facturera un abonnement pour l’utiliser.

Il est aussi excellent pour l’arbitrage entre occasion et neuf. Deux colonnes côte à côte, le coût complet d’une pièce chinée d’un côté, le prix d’un meuble neuf équivalent de l’autre, et la décision se prend à froid. C’est un usage que nous encourageons franchement: le calcul honnête montre parfois que le neuf gagne, notamment sur les pièces standardisées à faible valeur ajoutée, et il vaut mieux le voir avant de faire soixante kilomètres.

Ce qu’un tableur ne fait pas dans une allée

Le tableur travaille après coup, au calme, sur un ordinateur. La chine se joue devant le meuble, en trois minutes, avec une vendeuse qui attend et deux autres personnes qui tournent autour de la même commode. À ce moment, une grille à défilement horizontal sur un écran de téléphone est inutilisable. Ce qu’il faut est une fiche en gros caractères, les cotes maximales en tête, et un contrôle qui refuse l’enregistrement quand une seule des trois mesures dépasse le gabarit.

Il manque aussi la matière. Un tableur ne connaît ni les prix observés par matière et par état, ni les mots clés que les vendeurs emploient réellement, ni les dates d’arrivage d’une ressourcerie, ni les points d’inspection à dérouler dans l’ordre. Toutes ces données, il faut les produire soi-même, annonce après annonce, saison après saison. C’est faisable, c’est même formateur, mais cela représente plusieurs mois de collecte avant que le tableau devienne fiable.

La bonne question n’est pas l’outil, c’est la ressaisie

Le vrai coût d’un tableur de meublement est la double saisie. La cote relevée sur place se retape le soir, le prix payé se reporte le lendemain, la facture de location d’utilitaire se retrouve trois semaines plus tard dans une poche de manteau. Chaque saut d’un support à l’autre est une occasion d’erreur ou d’oubli, et ce sont précisément les frais annexes qui disparaissent en premier, ceux qui font passer une commode de quatre-vingt-dix euros à trois cent dix.

Le principe inverse consiste à écrire une seule fois. Les cotes servent à la recherche, à l’alerte de dimension, à la fiche transport et au budget de la pièce, sans jamais être ressaisies. Le journal se remplit du geste que vous faisiez déjà, c’est à dire mesurer et décider. À la fin d’un chantier de six mois, le tableau existe quand même, mais personne n’a passé de soirée à le tenir à jour.

Quand l’alternative reste le bon choix

Si le budget est votre seul sujet, que vous cherchez une ou deux pièces, et que vous aimez construire vos propres formules, gardez le tableur. Gardez-le aussi si vous meublez un logement de plain-pied sans contrainte de passage, où la diagonale de sortie n’a aucun intérêt. Enfin, pour un arbitrage ponctuel entre occasion et neuf sur une pièce précise, deux colonnes bien posées font le travail sans rien payer.

Le verdict

Le tableur gagne sur le calcul que vous concevez vous-même et sur la maîtrise totale de vos colonnes. Il perd sur le terrain, faute d’alerte, de fourchettes de prix et de check list utilisable debout dans une allée. Chinelise ne prétend pas mieux additionner que lui: il évite la ressaisie et fournit la matière métier qu’un tableur vide ne contient pas au départ.

Questions frequentes

Puis-je exporter mes données si j’arrête l’abonnement ?
Oui. Les fiches, les cotes et le journal d’achats restent consultables et exportables pendant trente jours après la fin de l’abonnement. Vous récupérez donc de quoi alimenter votre propre tableur si vous préférez revenir à cette solution, sans perdre le relevé de votre logement ni l’historique des pièces examinées et refusées.
Le tableur ne suffit-il pas pour un seul meuble ?
Pour un seul meuble, un tableur est même surdimensionné: trois lignes sur un carnet suffisent. La question se pose au troisième ou quatrième achat, quand les cotes se mélangent entre les pièces du logement et que les frais de transport commencent à peser autant que les écarts de négociation sur le prix affiché.
Faut-il savoir se servir d’un tableur pour utiliser Chinelise ?
Non. Les calculs sont posés à l’avance: gabarit, diagonale de sortie, coût complet, écart au prix observé. Vous saisissez des mesures et des réponses d’inspection, jamais des formules. Les abonnées qui aiment les tableurs peuvent malgré tout exporter leurs données et poursuivre leurs propres calculs de leur côté.

Chinelise ou le tableur de suivi des meubles, que choisir

Le tableur gagne sur le calcul que vous concevez vous-même et sur la maîtrise totale de vos colonnes. Il perd sur le terrain, faute d’alerte, de fourchettes de prix et de check list utilisable debout dans une allée. Chinelise ne prétend pas mieux additionner que lui: il évite la ressaisie et fournit la matière métier qu’un tableur vide ne contient pas au départ.